IBM et la E-Santé, le Conseil Supérieur du Notariat et l’intelligence artificielle

Au programme : encore beaucoup de travail à faire pour la transformation digitale du Conseil Supérieur du Notariat, ce que l’intelligence artificielle va changer en terme de business sur Internet et le secteur naissant de la e-Santé qui voit IBM devenir un acteur majeur.

Transformation digitale : au tour du notariat avec Notaviz

Pierre-Luc Vogel, le patron du Conseil Supérieur du Notariat, parle des évolutions de ce métier pour intégrer le digital. Rien de nouveau sous le soleil : le retard est clairement expliqué. L’inertie de ce métier adossé aux nouvelles contraintes légales ne permettent pas à ce corps de métier d’avancer à la vitesse souhaitable pour le grand public.

Le véritable virage digital que l’on peut lire en creux dans l’interview est celui de l’acceptation du retard pris et du besoin d’améliorer l’image de cette fonction régalienne. Un site web devrait voir le jour, avec des applications de calcul pour faciliter les estimations de frais et autres besoins de base liés aux activités notariées. Mais l’envie de travailler avec des startups reste discutable, rien que par l’exemple fourni alors qu’il y a de nombreux acteurs déjà présents. Le Conseil Supérieur du Notariat travaille avec une startup nommée FaberNovel. Pour information, Mr Pierre-Luc Vogel : FaberNovel est une agence de marketing et de communication digitale.

Intelligence artificielle :

Un article publié chez Numerama que je vous invite à aller lire ! Comment l’intelligence artificielle va changer le business sur Internet

E-Santé :
IBM est en passe de remporter une première bataille dans le secteur de la E-Santé outre Atlantique. L’entreprise dispose maintenant d’un accès aux données de plus de 300 millions de patients suite aux rachats successifs d’entreprises dédiée à la gestion des données médicales. IBM s’assure ainsi la fourniture de données consommateurs dans un secteur qui attend avec impatience sa nouvelle arme secrète pour lutter contre les nouveaux entrants.

Technologie Blockchain, Accorhotels et les startups de Numa

Au programme : le Blockchain fait tourner la tête des banques, AccorHotels et sa stratégie de transformation digitale et la nouvelle fournée de startups de Numa

Innovation : Blockchain

La technologie « Blockchain » intéresse tout le monde, à commencer par les banques. Pourquoi ? cette technologie a la spécificité d’apporter la certification d’une identité par voie digitale. Effectuer une opération critique, comme la signature d’un contrat, pourrait alors s’en retrouver facilitée. Une sécurité et un intérêt tout relatif pour le moment : la bataille fait rage pour imposer son format de blockchain.

Transformation digitale :

AccorHotels se tire une balle dans le pied ? Un article publié chez Numerama que je vous invite à lire

Corporate Venture : stratégie gagnante ?

Les stratégies d’investissement évoluent avec les tendances. La validation de la pertinence d’une startup nécessite moins de fonds qu’avant, ce qui permet de démultiplier les petits investissements. C’est la stratégie appliquée par un des fonds d’investissement très connu outre Atlantique : 500 Startups. Dave McLure explique dans sa présentation slideshare la performance comparée en diluant son risque auprès de 25, 50, ou 100 entreprises. Certainement aussi parce qu’en phase de « pré-amorçage » a) la prise de participation coûte moins cher que dans les phases suivantes b) la revente des parts est plus facile que par la suite

Une méthode à suivre pour les entreprises qui s’engagent sur du Corporate Venture car : 1) le risque est dilué 2) l’investissement est beaucoup plus liquide 3) la visibilité et la notoriété de l’entreprise est plus grande 4) la prise de majorité dans une startup à fort potentiel de synergie est plus facile.

Startups : la nouvelle fournée de Numa

Beaucoup de plateformes d’intermédiation dans la liste des startups qui seront accompagnées par l’accélérateur Numa. La « plateformisation » d’Internet est très visible, dommage de ne pas y trouver plus de solutions B2B qui pourraient servir aux partenaires de Numa. C’est une direction stratégique importante, il faudra voir la pertinence de ce choix à moyen terme. Certainement quand il faudra que Numa fasse une nouvelle levée de fonds.

Indicateur de transformation digitale, E-Santé et Open Data

Au programme : l’achat en ligne fortement influencé par les avis consommateurs, Amazon et sa marque de couche culotte et l’indicateur de transformation digitale propulsé par le cabinet de conseil Arthur D. Little.

Statistiques :

TrialPanel a effectué une étude sur les usages et attitudes des acheteurs. Les chiffres clé, sur une base de 700 consommateurs agésde 18 à 55 ans. La conclusion est que les consommateurs sont perdus lorsqu’il faut faire un choix puisqu’ils ne savent pas faire le tri dans les avis des consommateurs et les contenus de marque :
– 65% ne trouvent pas les publicités en ligne utiles ou efficaces, certainement à relier au fait que 85% des acheteurs en ligne lisent les avis d’autres consommateurs avant d’acheter
– les sources de référence pour les avis consommateurs peuvent aussi bien être les forums/ blog (42%) que les moteurs de recherche (41%) ou les sites des marques (42%)

Amazon :

Amazon serait tenté de créer sa marque de distributeur sur le marché des couches culottes. Une marque qui pourrait s’appeler « Mama Bear ». Un pavé dans la mare de Procter & Gamble, un de ses plus gros clients. Et un pas de plus pour Amazon dans sa transformation digitale.

Open Data :

dataNOVA, propriété du groupe La Poste, ouvre une partie de ses données. Une initiative à rapprocher de celle de la SNCF pour favoriser la création de services et d’outils par des tiers. Une bonne nouvelle pour tout le monde et surtout pour le groupe La Poste qui s’ouvre ainsi une opportunité de décentraliser l’innovation autour de son actif majeur : le maillage territorial.

E-Santé :

La transformation digitale du marché de la santé se poursuit. Les chiffres fournis par la Direction Générale des Entreprises laisse à penser que le marché est immense. Il faudra voir si de nouvelles entreprises arrivent véritablement à entrer dans ce marché archi dominé par des sociétés habituées au lobbying gouvernemental et à la gestion des législations et des certifications sans fin.

Transformation digitale :

Le cabinet de conseil Arthur D. Little a publié une étude sur le sujet de la transformation digitale. Tout le monde veut en être et devenir un acteur dominant dans la sphère digitale. Une évidence. Les enjeux sont nombreux cependant pour y arriver. Bertrand Duperrin met en avant le manque de vision sur le client. Mais il oublie bien trop la première nécessité pour les grandes entreprises : adapter leur chaine de production aux contraintes d’un business sur Internet.

Peu d’entreprises classiques sont capables aujourd’hui d’avoir des outils de production aussi flexibles que l’exige un modèle économique digital. Sans compter la difficile, voire impossible, conciliation entre activité économique actuelle et activité digitale qui vont se concurrencer. Il est question ici d’un problème de modélisation économique d’abord et d’un problème de focus sur la relation client ensuite. Mettre la charue avant les boeufs serait une preuve d’étroitesse de vision.

Sqreen : protégez vos sites et apps des pirates sans dépenser des millions

Les entreprises tentent de protéger leurs applications web contre le hacking à coup de millions. Sqreen veut donner ce niveau de sécurité pour tous sans dépenser des fortunes.

L’affaire Ashley Madison a fait les choux gras de la presse cette année à cause du piratage de leurs bases de données. Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg car toutes les applications et sites web sont susceptibles de subir ce type d’attaques. Pour tenter de résoudre ce problème, deux anciens de l’équipe de sécurité d’Apple se lancent dans la protection des services web avec une entreprise nommée Sqreen. Le principe de cette solution de protection repose sur le concept d’antifragilité porté par Nassim Nicholas Taleb. Le concept de quoi ?

Sqreen utilise le concept d’antifragilité

capture-decran-2016-01-05-a-17-42-54

L’antifragilité est un concept classique dans la médecine. Les maladies et l’entraînement physique et intellectuel permettent au corps humain de se protéger et de se renforcer. Il en va de même pour les logiciels informatiques, lorsque les équipes de sécurité interviennent pour identifier et combler les failles de sécurité qui sont autant de portes pour des intrusions extérieures. Appliqué à l’informatique, ce concept pourrait se résumer grossièrement à la création de vaccins communs à tout un groupe d’entreprises. C’est ce que propose Sqreen avec une brique de sécurité à installer, gérée par leurs soins.

Cette solution permet d’automatiser l’identification et la résolution des failles grâce à la mise en réseau des épreuves subies par chacune des entreprises associées. La promesse est belle et étonnamment peu d’acteurs de ce type sont encore sur le terrain. Pourtant, les chiffres du secteur sont impressionnants :

  1. 25 milliards de dollars ont été dépensés en 2015 par les entreprises pour se protéger
  2. 74 % des PME ont été attaquées en 2015, avec une progression de plus de 60 % par rapport à 2014
  3. En moyenne, 10 000 comptes utilisateurs sont compromis lors d’une attaque en France
  4. En moyenne, 210 jours sont nécessaires pour identifier une attaque

sqreen_antifragilite_startup-680x285

Sqreen face au secteur du fait main

Les alternatives à Sqreen existent mais sont souvent du « fait main ». Les plate-formes de hacking éthique (BugCrowd, HackerOne …) font partie des initiatives modernes saluées tant par la communauté technique que par la communauté des développeurs. Il est aussi possible de passer par des audits d’intrusion (facturés entre 500 et 1200 euros par jour et fournissant une photographie ponctuelle de la sécurité des applications) ou de l’internalisation de ses propres équipes de sécurité… mais il faut avoir passé un cap significatif pour se payer ce type de prestations. Ce qui n’est pas le cas des startups.

L’offre de Sqreen n’est pas encore publique mais devrait tourner autour d’un abonnement en fonction du nombre d’applications à protéger. Une période de beta testing est en cours avec quelques dizaines de startups pour des applications web (frontend et backend) développées en Ruby on Rails.

L’installation ne devrait prendre que 30 secondes, n’impliquerait pas de modification du code source, à la manière d’outils d’app performance comme New Relic. Disponible en SaaS, le service devrait s’ouvrir à tous les développeurs au cours du premier trimestre 2016. L’équipe et le projet sont prometteurs, reste à voir si la promesse sera tenue. En tout cas, une première levée de fonds est en cours.

Statistiques eCommerce et Transformation digitale chez JC Decaux

Au programme : des statistiques eCommerce Retail pour avoir des éléments de comparaison, des fausses tendances du eCommerce, JC Decaux qui joue à la poule, un crypto événement subventionné par l’Etat et la surenchère d’investisseurs américains sur une startup issue d’un délire.

Benchmark :

Les chiffres clé de Showroomprivé à garder en tête pour vous comparer : environ 2 millions de visiteurs uniques par mois, un panier d’achat à 151€, avec 4 achats par an, achat mobile représente 48% de son chiffre d’affaires.
Deux actions intéressantes à suivre :
– l’abonnement annuel Infinity (20€, à la manière de Amazon Prime) pour acheter sans payer de frais de livraison qui augmente le taux de réachat
– une offre B2B pour diriger les clients de Showroomprivé en magasin physique, appelé Shop It

Tendances 2016 du Ecommerce :

Twenga Solutions publie ses prévisions. Rien de très révolutionnaire, il est surtout question pour les marques d’apprendre à bien configurer leurs publicités en ligne et de déployer des solutions de mobile commerce.

Transformation digitale :

JC Decaux regarde le numérique comme une poule regarde un couteau. Albert Asseraf le confirme dans son interview : le digital ne touche pas son entreprise, si ce n’est qu’ils ont pris en marche le train de l’Internet des Objets et qu’ils regardent de loin le cirque des startups qui tentent d’attaquer son secteur. Ils détiennent de nombreuses données en ayant transformé leurs panneaux d’affichage en panneaux digitaux. Et pour rester dépositaires de l’affichage, JC Decaux accepte des compromis comme le Wifi gratuit sur les Champs Elysées.

Fait plus inquiétant, le directeur de la stratégie se penche sur le sujet de l’analyse des discussions dans les quartiers : « Il existe des entreprises qui mesurent en direct les discussions sur les réseaux sociaux. Pour nous, cela pourrait être intéressant de savoir de quel sujet on parle selon les quartiers pour adapter les publicités ». La notion de confidentialité n’a pas dû être intégré dans ses mémos.

Innovation :

L’IRT SystemX, crypto-nom pour parler de regroupements de chercheurs dans un incubateur de projet, propose de venir faire un tour de leur projets en cours. Avec un mot d’intoduction à 14h suivi d’un mot de clôture à 14h45 avant d’enchainer sur la présentation de 5 projets. Espérons qu’ils sont meilleurs dans leurs recherches que dans la gestion d’un événement de communication.

Startup :

Giphy, le FlickR des années 2010, est un site de partage de gif (courtes séquences vidéo). La société a effectué une nouvelle levée de fonds de 55 millions de dollars. Dépassé la valorisation théorique délirante (300 millions de dollars), il semblerait que les investisseurs pensent que Giphy va pouvoir monétiser son trafic via les publicités. Ils ont dû oublié le précédent TumblR, plateforme de micro-publication racheté par Yahoo!.

CDO, Laboratoires pharmaceutiques et L’Oréal

Info :
Air Liquide vient de nommer son Chief Digital Officer en la personne de Olivier Delabroy : un pur produit Air Liquide prend la tête de la transformation digitale du groupe. Un sujet très vaste dans une telle entreprise. Il devra prendre à bras le corps des sujets comme les nouvelles méthodes de collaboration dans ce type de structure et l’intégration des nouvelles technologies pour répondre aux exigences de ses clients.

Opportunité :
Les laboratoires pharmaceutiques semblent s’intéresser aux réseaux sociaux pour mieux échanger avec leurs clients. Les données générées par ces réseaux sociaux devrait fournir de nombreuses informations difficilement accessibles aux laboratoires pour améliorer leur marketing. Attention cependant à ne pas franchir la ligne rouge de la légalité en touchant aux données des patients et des médecins.

Stratégie :
L’Oréal ne veut plus se cantonner au rôle d’industriel. L’entreprise veut créer une expérience de beauté en proposant plus de services. Une manière d’afficher son ambition de s’intégrer dans le quotidien de ses clients plutôt que d’être exclusivement dans un relation marchande. Les services vont aussi être un outil pour accéder à plus de données comportementales de leurs clients. Il faudra ensuite améliorer les outils de production pour être agile : pouvoir lancer des gammes plus vite, avec des plus faibles volumes et un marketing de niche.

Des liens, Numerama et des startups

L’actualité faisant, ce blog prend une nouvelle forme à partir de la semaine prochaine :

J’espère que cela vous plaira. A la semaine prochaine !

Retour aux Startups

J’ai commencé à écrire sur un site en 1996, pour des sombres besoins de création d’un clan pour Starcraft avec une fin de vie digitale en 2000. En 2004 je reprenais du service avec un bon nombre d’entrepreneurs du numérique pour un site qui a fini chez Generation MP3. En 2005 je lançais mon blog personnel sur les stratégies d’utilisation des blogs, et devenait le blog hi-tech/ media de référence selon SVM Mag. En 2008, je lançais la version française de ReadWrite/Web, rapidement devenu #1 sur la thématique Startups & Innovations technologiques en France. En 2010, je collabore très brièvement à TechCrunch France. Depuis lors, j’ai essayé de lancer un équivalent de ReadWrite/Web France tous les ans. Sans succès.

Aujourd’hui, retour aux affaires. Ulrich Rozier, Guillaume Champeau et Julien Cadot me font confiance pour prendre en charge la section Startups de Numerama. Une période de test est prévue, mais la structure est là et je vais pouvoir remettre le bleu de chauffe pour parler de startups. Mais pas question de faire la course à la « Hot News ». L’objectif est que le lecteur comprenne l’intérêt des startups dans sa vie professionnelle et personnelle. Un angle délibérément éditorialiste qui me permet de tirer profit de ma profession « de jour » pour éclairer ma profession « de nuit ».

Si vous êtes Startuper, que vous pensez que votre startup mérite d’avoir de la couverture médiatique, je suis votre homme. Une fois que vous aurez rempli le formulaire qui va bien.

Médias sociaux, maillon faible de votre présence digitale et solutions pour y pallier

Les médias sociaux ont été, durant leurs premières années, un outil très intéressant pour augmenter sa notoriété et potentiellement sa performance business tant est qu’un parcours de conversion ait été pensée en amont. Après 2010, ces mêmes médias sociaux ont évolué vers plus de maturité du fait même des entreprises qui les gèrent et qui doivent en faire des entreprises bénéficiaires : résultat des courses, moins de capacité d’acquérir de la notoriété et des clients sans passer à la caisse. Et c’est souvent la caisse « publicité » qui est utilisée, à raison puisque les grandes entreprises ne savent pas faire autrement. Depuis fin 2014, l’utilisation des médias sociaux génère encore moins de performance, car les acteurs ont tous décidé qu’il était temps de supprimer la capacité de « virale » des contenus des entreprises qui pourraient acheter de l’espace publicitaire. Une nouvelle contrainte qui vient directement réduire le retour sur investissement sur ces plateformes. Pourtant il existe des solutions. Continuer la lecture de Médias sociaux, maillon faible de votre présence digitale et solutions pour y pallier

Twitter Brand Hub, e-Réputation et étude quali-quanti

Après avoir mis en place son système publicitaire pour rentabiliser son parc d’utilisateurs, Twitter souhaite rentabiliser son bassin de données en proposant aux marques d’analyser les conversations qui ont lieu sur leur plateforme via son outil Brand Hub. Une situation qui ne va pas faire plaisir aux éditeurs historiques d’outils d’analyse de conversations online, comme Synthesio ou Sysomos. Mais un intérêt pour les responsables des marques, toujours à l’affut d’informations supplémentaires pour identifier des corrélations entre leurs actions et l’évolution des ventes ou encore identifier des sujets de conversations autour de leurs marques, et donc d’avoir une première ébauche d’étude quali-quanti. Continuer la lecture de Twitter Brand Hub, e-Réputation et étude quali-quanti