CDO, Laboratoires pharmaceutiques et L’Oréal

Info :
Air Liquide vient de nommer son Chief Digital Officer en la personne de Olivier Delabroy : un pur produit Air Liquide prend la tête de la transformation digitale du groupe. Un sujet très vaste dans une telle entreprise. Il devra prendre à bras le corps des sujets comme les nouvelles méthodes de collaboration dans ce type de structure et l’intégration des nouvelles technologies pour répondre aux exigences de ses clients.

Opportunité :
Les laboratoires pharmaceutiques semblent s’intéresser aux réseaux sociaux pour mieux échanger avec leurs clients. Les données générées par ces réseaux sociaux devrait fournir de nombreuses informations difficilement accessibles aux laboratoires pour améliorer leur marketing. Attention cependant à ne pas franchir la ligne rouge de la légalité en touchant aux données des patients et des médecins.

Stratégie :
L’Oréal ne veut plus se cantonner au rôle d’industriel. L’entreprise veut créer une expérience de beauté en proposant plus de services. Une manière d’afficher son ambition de s’intégrer dans le quotidien de ses clients plutôt que d’être exclusivement dans un relation marchande. Les services vont aussi être un outil pour accéder à plus de données comportementales de leurs clients. Il faudra ensuite améliorer les outils de production pour être agile : pouvoir lancer des gammes plus vite, avec des plus faibles volumes et un marketing de niche.

Des liens, Numerama et des startups

L’actualité faisant, ce blog prend une nouvelle forme à partir de la semaine prochaine :

J’espère que cela vous plaira. A la semaine prochaine !

Retour aux Startups

J’ai commencé à écrire sur un site en 1996, pour des sombres besoins de création d’un clan pour Starcraft avec une fin de vie digitale en 2000. En 2004 je reprenais du service avec un bon nombre d’entrepreneurs du numérique pour un site qui a fini chez Generation MP3. En 2005 je lançais mon blog personnel sur les stratégies d’utilisation des blogs, et devenait le blog hi-tech/ media de référence selon SVM Mag. En 2008, je lançais la version française de ReadWrite/Web, rapidement devenu #1 sur la thématique Startups & Innovations technologiques en France. En 2010, je collabore très brièvement à TechCrunch France. Depuis lors, j’ai essayé de lancer un équivalent de ReadWrite/Web France tous les ans. Sans succès.

Aujourd’hui, retour aux affaires. Ulrich Rozier, Guillaume Champeau et Julien Cadot me font confiance pour prendre en charge la section Startups de Numerama. Une période de test est prévue, mais la structure est là et je vais pouvoir remettre le bleu de chauffe pour parler de startups. Mais pas question de faire la course à la « Hot News ». L’objectif est que le lecteur comprenne l’intérêt des startups dans sa vie professionnelle et personnelle. Un angle délibérément éditorialiste qui me permet de tirer profit de ma profession « de jour » pour éclairer ma profession « de nuit ».

Si vous êtes Startuper, que vous pensez que votre startup mérite d’avoir de la couverture médiatique, je suis votre homme. Une fois que vous aurez rempli le formulaire qui va bien.

Médias sociaux, maillon faible de votre présence digitale et solutions pour y pallier

Les médias sociaux ont été, durant leurs premières années, un outil très intéressant pour augmenter sa notoriété et potentiellement sa performance business tant est qu’un parcours de conversion ait été pensée en amont. Après 2010, ces mêmes médias sociaux ont évolué vers plus de maturité du fait même des entreprises qui les gèrent et qui doivent en faire des entreprises bénéficiaires : résultat des courses, moins de capacité d’acquérir de la notoriété et des clients sans passer à la caisse. Et c’est souvent la caisse « publicité » qui est utilisée, à raison puisque les grandes entreprises ne savent pas faire autrement. Depuis fin 2014, l’utilisation des médias sociaux génère encore moins de performance, car les acteurs ont tous décidé qu’il était temps de supprimer la capacité de « virale » des contenus des entreprises qui pourraient acheter de l’espace publicitaire. Une nouvelle contrainte qui vient directement réduire le retour sur investissement sur ces plateformes. Pourtant il existe des solutions. Continuer la lecture de Médias sociaux, maillon faible de votre présence digitale et solutions pour y pallier

Twitter Brand Hub, e-Réputation et étude quali-quanti

Après avoir mis en place son système publicitaire pour rentabiliser son parc d’utilisateurs, Twitter souhaite rentabiliser son bassin de données en proposant aux marques d’analyser les conversations qui ont lieu sur leur plateforme via son outil Brand Hub. Une situation qui ne va pas faire plaisir aux éditeurs historiques d’outils d’analyse de conversations online, comme Synthesio ou Sysomos. Mais un intérêt pour les responsables des marques, toujours à l’affut d’informations supplémentaires pour identifier des corrélations entre leurs actions et l’évolution des ventes ou encore identifier des sujets de conversations autour de leurs marques, et donc d’avoir une première ébauche d’étude quali-quanti. Continuer la lecture de Twitter Brand Hub, e-Réputation et étude quali-quanti

Lancer une offre digitale, les pièges et les opportunités

Un article complexe mais intéressant de Tomasz Tunguz de Red Point, un fonds d’investissement, rappelle aux startups les erreurs fréquentes en terme de positionnement prix quand elles se développent. Ce sont des conseils qui s’appliquent aussi très bien aux grands groupes qui sont souvent démunis face au lancement d’une offre digitale qui est majoritairement nouveau et source de questionnement pour nos clients. Par offre, je n’entends pas du eCommerce, mais la mise à disposition d’un service, et non d’un produit, contre paiement : cela peut être un équivalent de Netflix pour un média, d’une application mobile payante comme Bankin pour une banque ou d’un service de détection de bons plans pour un voyagiste. L’utilisation des différents points de repère suivants vous permettra d’étudier plus précisément l’impact d’un tel lancement. Continuer la lecture de Lancer une offre digitale, les pièges et les opportunités

Stéphane Richard, Orange, l’uberisation des Telecom, les règles pour les éviter

Stéphane Richard a reçu un journaliste de l’Usine Digitale pour discuter de la transformation digitale du groupe qu’il dirige. Tous les sujets majeurs sont passés au crible : niveau digital de Orange, évolution de l’organisation face aux enjeux digitaux, partenariats avec les géants du Web, compétitivité face aux startups qui chassent sur ses terres, partenariats avec ces mêmes startups entre autres. Les réponses apportent beaucoup d’informations intéressantes sur la manière dont se déplace le chef de fil Français des Telecom. Continuer la lecture de Stéphane Richard, Orange, l’uberisation des Telecom, les règles pour les éviter

Innovation participative et acculturation digitale, contre-productifs pour la transformation digitale

Les entreprises ont repris à leur compte le principe que tout le monde pouvait avoir une bonne idée et en faire une activité économique. Cet élément fondateur de ce qu’est l’écosystème startup actuel s’appelle l’innovation participative pour ces entreprises. Pour alimenter cette nouvelle machine à faire rêver, il faut permettre à tout un chacun d’avoir des idées, et donc fournir l’éducation nécessaire pour que le système fonctionne. Cela pourrait s’appeler du eLearning, des blogs où les « experts » vulgarisent leurs « savoirs » ou des forums où les consommateurs échangent sur leurs expériences. Dans ces entreprises, ce principe est nommé acculturation digitale. Un principe sous-tend ce système et le légitime : le digital est fondateur de la nouvelle économie et est porté par les jeunes. Pourtant, le digital n’est qu’un outil au service des entreprises. Pas l’inverse comme peut l’indiquer cet article de Cédric Deniaud, co-fondateur du cabinet de conseil en médias sociaux dont j’ai aussi été co-fondateur. Continuer la lecture de Innovation participative et acculturation digitale, contre-productifs pour la transformation digitale

Roland Berger, digital washing entre open innovation et visite touristique des startups

Roland Berger, qui se décrit comme le premier cabinet de conseil de Direction Générale d’origine européenne, a investit dans la structure d’accélération de startups et d’open innovation pour les grandes entreprises. Une annonce déjà effectuée fin septembre mais passée dans l’ombre de celle de la MAIF parce que loin des 3 millions d’euros investis par l’assureur. Un investissement qui permet cependant de se prévaloir de l’image de marque et de « l’esprit startup » que véhicule Numa. Et une première action simple et efficace de la part du cabinet de conseil : reprendre à son compte les offres d’accompagnement proposées par l’accélérateur parisien. Une bien belle idée pour générer des budgets supplémentaires chez leurs clients. Des méthodes d’un autre temps, comme l’a dit Yves Guillemot à l’adresse de Vincent Bolloré il y a quelques jours. La marque d’une défaillance complète d’une des « institutions » de conseil en management face au digital qui en dit long sur leur capacité de conseil en digital. Continuer la lecture de Roland Berger, digital washing entre open innovation et visite touristique des startups

Classement eCAC40, la preuve que les grandes entreprises sont très agiles

La cuvée 2015 du classement eCAC40 a décerné le trophée du meilleur élève digital parmi les entreprises du CAC40 à AXA avec un score total de 16,85/20. Suivent Engie avec 16,48 et BNP avec 16,24. Le Top 10 compte 4 banques, la holding multi-activités Vivendi, 4 industriels et une société de services en la personne de Accor. Et comme le top 10 compte 11 entreprises, il y a égalité entre Publicis et le Crédit Agricole. L’étude s’est faite majoritairement sur trois dimensions internes et une dimension externe. Le résultat est assez étonnant et laisse songeur, aussi bien sur la forme que sur le fond. Continuer la lecture de Classement eCAC40, la preuve que les grandes entreprises sont très agiles