Medias sociaux, ROI, et stratégie

Mettre en place sa présence sur les médias sociaux est aujourd’hui comme avoir une adresse email. Ou tout du moins cette phrase est utilisée pour expliquer l’intérêt de cette présence, à défaut de pouvoir identifier un retour sur investissement clair comme cela peut l’être avec l’achat de publicité sur Internet. Dans les faits les choses sont cependant très simple, contrairement à ce que laisse entendre bons nombres d’acteurs dont l’auteur de la présentation en lien plus bas. Le retour sur investissement sur les médias sociaux se mesure à l’aune du trafic renvoyé sur les sites dédiés à la conversion de prospects en clients : un visiteur de votre site vient depuis votre présence sur Facebook et devient client, c’est un bon point pour votre entreprise.

Les investissements nécessaires pour cette présence doivent être comparés à votre coût d’achat de visiteurs via d’autres méthodes (publicitaires principalement). Si vous utilisez ces médias sociaux pour autre chose que l’acquisition de trafic, il faut alors faire la comparaison avec le coût de gestion d’un visiteur par votre méthode historique. Car toute la complexité du calcul du ROI sont liés à l’objectif d’utilisation de ces médias sociaux, qui peuvent être utilisés pour de nombreuses thématiques.

Lien : Slideshare

La Poste, accélérateur, corporate venture, et innovation

La stratégie de renouvellement de La Poste a pris du coffre avec l’interview de Nathalie Andrieux, directrice générale adjointe du Groupe La Poste, en charge du numérique. Des structures qui se veulent complémentaires pour adresser les différents besoins des startups et les intégrer plus efficacement dans leur écosystème : XAnge, fonds d’investissement, le Lab Postal, et depuis peu StartInPost, l’accélérateur de startups qui souhaitent utiliser La Poste comme rampe de lancement pour leur activité.

L’activité de « Corporate Venture » est très en vogue, et la création d’un écosystème interne est une pierre supplémentaire à cet édifice. Attention cependant à ne regarder que l’écosystème interne et oublier la compétition qui fait rage à l’extérieur. Car l’écosystème externe est le levier de performance critique, l’attractivité de ce type d’action étant prioritairement lié à la capacité à faire venir à soi les meilleurs.

Lien : FrenchWeb

Startups, CAC40, Corporate venture, innovation, transformation digitale

Racheter des startups. Une bonne idée pour les entreprises du CAC40 et du Fortune 500 sur la forme, cela donne en effet une allure « jeune ». Mais la réalité de ce conseil choc du journaliste de Challenges est très loin d’être une bonne idée. Parce qu’il y a énormément de challenges à relever qui sont réunis dans un sujet : la gestion de l’intégration d’une entreprise (post merger integration). Car cela inclut de nombreux enjeux, que toutes les entreprises vivent lors d’un rachat. Et qui sont encore plus complexes pour des startups.

Les problèmes sont divers et intriqués : la gestion de la différence de vélocité entre startup et grande entreprise, la culture d’entreprise, le contrat tacite entre les forces vives de la startup, ses dirigeants et ceux de l’entité qui rachète, l’agilité des process, la structuration de la réflexion des grands groupes et le principe du « fail fast » des startups. De nombreux autres sujets pourraient être abordés. Ce qui est important, bien que non antinomique à la notion de rachat, est la création d’une chaine de valeur au travers de partenariats business. D’une part pour accompagner la croissance des pépites non raffinées que sont les startups, et pour adoucir le “choc de simplification » que cela entraine chez les grandes entreprises.

Lien : Challenges

Alcatel lucent, transformation digitale, partenariats, et innovation externalisee

Le changement de stratégie de Alcatel-Lucent sur la remise à niveau de ses services a rendu son cachet à cette entreprise. Pour se faire, pas d’innovation de rupture ou de modèle économique drastique. Un focus sur ce qui fait la force des entreprises : générer des partenariats qui permettent de répondre aux nouveaux besoins des consommateurs. Une action qui se traduit par la mise en place d’accords préférentiels avec d’autres leaders technologiques pour créer une chaine de valeur cohérente, et un packaging des produits dans des services qui sont adaptés.

Un résultat fulgurant pour certains, une recommandation fondée sur les succès et échecs des entreprises ayant eu à vivre cette même transformation digitale. Une transformation digitale qui doit se focaliser sur la concrétisation des services et produits alter ego des services existants, plutôt qu’un changement de cap profond. Tout tient à cette notion de « soft power » qui fait le web d’aujourd’hui et qui doit être intégré dans les différentes strates de l’entreprise.

Lien : Usine Digitale

TV connectée, nouveau modèle des médias et France Télévision

La TV connectée est un des sujets critiques pour le développement des médias. Car derrière elle se profile certainement le succès de la prochaine génération de médias, « papier digital » ou « audiovisuel digital ». Laurent Frisch, ancien directeur de France Télévisions Editions numériques (FTVEN), partage son expérience de 3 ans passés dans ce groupe audiovisuel : 3 canaux critiques (social TV, Replay & Live, smart TV) qui permettent d’expérimenter, avec un impact plus important sur la partie Replay & Live que pour les autres canaux.

Tout reste cependant à faire : le modèle économique de la publicité online est incomparable avec ce qui existe en achat d’espace sur les chaines de diffusion classiques, même si l’explosion du nombre de chaines. Tant que les médias n’embrasseront pas le canal digital comme un canal de diffusion de leurs contenus mais comme un canal de délestage, il y aura une différence irréconciliable avec les comportements des consommateurs. Tout l’enjeu pour les médias est de travailler l’innovation dans leur coeur de business pour réduire les coûts de production et de devenir des adaptateurs de contenus en fonction du canal. Sans cela les mastodontes du PAF seront tels des phoenix, voués à mourir pour mieux renaitre. Canal+ a décidé de changer son fusil d’épaule, en reprenant son chemin historique, mais d’autres voies sont à explorer et industrialiser en fonction de l’ADN et des objectifs de chacun.

Lien : Petit Web

Experience client, écosystème digital, et marques

Les grandes entreprises de l’ère digitale ont des similarités dans leur mode de gestion de l’innovation. Ce que décrit la présentation de FaberNovel en lien ici. Ce que l’on peut ramener aux éléments clé suivants pour les grandes entreprises classiques :

  • la proposition d’une expérience client globale est critique pour une acquisition et une fidélisation optimale : travailler en silos les produits, la présence digitale, la présence en magasin, est hors de propos dans un contexte où le client pense global
  • la capacité à créer une expérience utilisateur forte est clé dans la fidélisation : un point d’achoppement privilégié entre les actions menées par les entreprises (présenter les produits et services) et le besoin des consommateurs (avoir une réponse à son besoin qui évolue dans le temps)
  • la capacité d’adaptation rapide des services proposés aux consommateurs : la diversification des besoins des consommateurs ne doit pas leurrer les marques dans la multiplication des services à leur proposer

Des éléments qui ne sont pas pour rassurer les grandes entreprises et les services qu’ils proposent. Pourtant il existe une constante : rassurer les consommateurs dans le fait qu’ils sont au coeur du processus créatif de l’entreprise. La clé de voute reste donc la même, seule la manière d’agir change.

Lien : présentation FaberNovel

Experience client, distributeurs, grandes marques, et concurrence

Identifier et développer des services pour améliorer l’expérience de marque. Une problématique critique pour des marques qui jouent maintenant contre des nouveaux entrants qui sont plus agressifs en terme de prix et ont un positionnement entrée de gamme qui répond à 60-70% des besoins. La disponibilité des technologies et des lignes de production aidant, les grandes marques sont confrontées à un tournant critique pour ne pas voir leurs parts de marché se faire croquer par des challengers qui ont profité de leur aspiration pour les rattraper et qui ont fait de grosses économies en R&D.

A la manière d’un Free qui a profité de l’expérience acquise par les autres opérateurs, Delsey est dans la même problématique de mise en concurrence féroce. Le lancement de leur application de localisation de leurs valises permet d’entamer une démarche servicielle intéressante. Il faudra maintenant, comme tout acteur se voulant majeur, apporter une valeur supplémentaire capable de faire la différence. Cela passe par un focus sur l’expérience d’utilisation, en aval d’un service consommateur sans faille et à la hauteur de ce qu’attendent maintenant les clients « Premium ».

Lien : le Figaro

Adblock, liens sponsorisés, Google, et la concurrence

Le modèle économique des médias change. Car le modèle de la publicité qui permet de payer la production des contenus n’est plus valide à l’heure des logiciels qui bloquent ces mêmes publicités. Et parce que la qualité intrinsèque des contenus sur le web ne sont pas à la hauteur des attentes depuis des années, menant à une habitude de ne pas vouloir payer. Un cercle vicieux en somme. Pour tenter de faire changer la tendance, et identifier des opportunités de changement de modèle des entreprises médias qui sont sous la pression d’un Google omnipotent, Google propose un nouveau service.

Un service de donation en échange d’une publicité annulée sur le site en question. Très belle initiative pour les utilisateurs et les petits sites web. Et très belle initiative aussi pour les annonceurs qui vont éviter de payer cher leur achat d’espace dans des contrées digitales peu valorisantes ou intéressantes pour eux. Mais surtout un intérêt majeur pour Google, qui en se positionnant au-dessus de la mêlée, anticipe un potentiel retournement de son coeur de revenus. Et tue la concurrence à la source pour ne laisser viable que les liens contextuels et les liens publicitaires. Son coeur de métier.

Lien : L’usine Digitale

Fintech, Crowdfunding, Pret d’Union, Generali

Le crowdsourcing a peut-être trouvé une marge de manoeuvre intéressante et intégrée dans avec les banques grâce au partenariat entre les conseillers en gestion de patrimoine de General et la plateforme de crowdfunding Prêt d’Union. Une belle initiative qui va permettre aux conseillers de ventiler un peu plus largement leurs risques en fonction des projets identifiés par l’entreprise de crowdfunding. Une initiative très intéressante à suivre pour ceux qui travaillent dans la finance, et plus particulièrement dans la fintech.

De quoi donner des perspectives de croissance plus importante à un secteur toujours en crise à cause de lois et réglementations qui n’ouvrent pas le marché aussi vite que souhaité par ces nouveaux entrants. Pour de bonnes ou de mauvaises raisons, les banques ont toujours souhaité protéger leur pré carré. Avec l’implication de General, la donne pourrait changer. Tant que les conseillers pourront être bien accompagné dans la transformation de leur métier, et dans l’utilisation des contenus proposés par Prêt d’Union. Et que cette dernière peut fournir des prestations acceptables pour un pilotage par des conseillers en patrimoine, métier éloigné de l’investissement en amorçage qui est le point clé des plateformes de crowdfunding.

Lien : Communiqué de presse à trouver via Google

Programmatique, RTB, coût d’acquisition client, et Adtech

La programmatique sera la prochaine révolution, et elle est déjà une réalité pour certains. Venez en profitez vous aussi ! Telle est en substance l’accroche des agences d’achat média face aux grandes entreprises. En effet cette technologie, qui vient rendre plus lisible la technologie RTB, devrait permettre d’améliorer le ciblage des prospects. Et par extension améliorer la performance de l’achat d’espace. Mais le marketing programmatique est aussi un outil qui vient rendre encore plus flou un marché qui fonctionne déjà en « boite noire ».

Plusieurs éléments viennent créer cette « boite noire » : la technologie et technicité requise pour l’utiliser, le besoin de traitement amont pour identifier les cibles et les canaux à utiliser, la chaine de valeur et le nombre des intermédiaires, la complexité du marché et des offres variées pour obtenir des prospects face au RTB et à la programmatique. L’amélioration de la lisibilité de l’achat d’espace ne sera qu’un plus pour augmenter l’implication des annonceurs en terme de budgets, et limiter l’impact des services et médias qui sont créés par ces mêmes annonceurs. Annonceurs qui en ont marre (ou devraient) de payer des technologies qui ne font pas stabilisent leurs coûts d’acquisition d’un client mais augmenter les marges des prestataires en ciblant des consommateurs qui n’ont pas envie ou ont déjà acheté.

Lien : Etude Hi-Media