Corporate Venture is meaningless

France is a renowned provider of talents for tech startups. You can find many of the French brains at the top levels of many of the Unicorns, those so-called startups that have made their ways to the worldwide stage. But when it comes to Corporate Venture, French companies are at the bottom of the well. Numbers are telling so according to Cécile Brosset (BPI Director of Development): USA has invested 24 times the amount of France in 2015. Though numbers don’t mean much since it doesn’t identify the value generation of those investments, it still shows that France based Corporate venture units are lagging behind. Explanations provided are that French traditional top companies are risk averse and tend to use their Corporate ventures as communication levers. I would beg to differ, it is because they are lost in a new world where industry matters less than technology. Continue reading Corporate Venture is meaningless

Maif investit 3 millions pour du network, est-ce bien raisonnable ?

Numa est une société qui connecte les startups et les grands groupes avec l’écosystème innovant français, et souhaite étendre son action à l’écosystème international. C’est dans le cadre de cette internationalisation que Maif investit 3 millions d’euros. Pour ce prix, Pascal Demurger, directeur du groupe Maif, souhaite se rapprocher des startups innovantes dans l’économie du partage. Un objectif qui est central à l’action de l’assureur, qui ne veut pas rater le virage digital et les nouvelles opportunités d’améliorer sa qualité de service pour, à terme, augmenter son chiffre d’affaires. 3 millions pour être accompagné dans le réseau d’innovation et identifier les opportunités d’investissement pour Maif Avenir, leur fonds d’investissement doté d’un budget de 125 millions d’euros. Mais est-ce bien raisonnable ? Continue reading Maif investit 3 millions pour du network, est-ce bien raisonnable ?

Leroy Merlin se diversifie avec Frizbiz

Historique pour certaines entreprises nées dans le marché du service à la personne, la prestation de service est aujourd’hui une étape clé pour les marques dans leur stratégie d’acquisition et de fidélisation de leur clientèle. Leroy Merlin semble avoir pris ce virage à son tour au travers de son investissement dans la startup Frizbiz qui propose une plateforme d’échange de services entre particuliers.

Une bonne idée pour l’enseigne de distribution spécialisé dans le bricolage et le jardinage. Créer la continuité entre l’achat et l’utilisation des produits permet à la fois de cibler les habitués et les nouveaux venus, tout en améliorant le potentiel de satisfaction auprès de l’entreprise. Un indicateur économique crucial pour les grandes marques qui mérite des investissements colossaux pour se lancer seul quand il est plus rapide de passer par un partenaire déjà expérimenté sur le sujet.

Un investissement qui passe généralement par un fonds d’investissement dit Corporate Venture mais qui nécessite une structure adaptée pour se faire. Car en plus de la capacité de financement nécessaire pour financer une startup, il faut pouvoir transformer l’essai en associant des équipes qui n’ont pas l’habitude d’échanger entre elles. L’équipe de la startup ayant des objectifs différents des équipes marketing de l’entreprise classique, il faut pouvoir aligner à la fois les intérêts, le niveau de maturité dans l’utilisation du canal digital et les temps de prise de décision. Jamais une partie de plaisir, avec beaucoup de frustration de chaque côté nourrie par des attentes, des besoins et des objectifs souvent différents à court terme.

En agissant de la sorte, Leroy Merlin s’engage dans un chemin complexe qui anticipe à la fois la phase de “post-merger integration” d’une acquisition et la phase de déploiement d’un service nouveau : les équipes vont devoir travailler ensemble sans toujours avoir un process de coordination bien rôdé et vont devoir se “lancer dans le vide” sans avoir la mentalité et l’agilité nécessaire pour construire en avançant. Que cela soit pour l’entreprise ou la startup, les problématiques vont être nombreuses tant au niveau réglementaire et légal qu’au niveau opérationnel et technologique. Le fait que Frizbiz déjà rôdé la collaboration en amont de l’investissement est peut-être un gage d’un niveau de certitude, il faudra pour cette startup contrôler son nouveau partenaire pour ne pas gâcher les belles perspectives de croissance que promettent un mariage de ce type. Au risque d’y perdre sa dynamique de croissance.

EDF s’aventure efficacement dans le Corporate Venture

Le Corporate Venture est une des armes des grandes entreprises pour identifier et comprendre l’évolution des innovations par l’investissement dans des startups à fort potentiel. Startups identifiées par des fonds d’investissement qui proposent une prestation dans un secteur spécifique. C’est le cas de EDF avec le fond IDInvest qui ont formé le fond de Corporate Venture Eletranova, permettant à l’acteur de l’énergie de suivre les innovations qui l’intéressent.

Les entreprises communiquent aujourd’hui très volontiers sur leur Corporate Venture pour attirer de plus en plus de startups. Car cela simplifie l’analyse de marché pour leur département Recherche et Développement et potentiellement leur acquisition par la suite. Une manière de démontrer ses envies d’innovation et d’ouverture comme le dit Bernard Salha, le directeur de la R&D chez EDF.

Un investissement lourd tout de même pour avoir un avant poste dans l’innovation, bien qu’il soit équilibré par la rentabilité potentielle du rachat des parts des entreprises dans lesquelles le fonds aura investit. Pour les entreprises moins aisées et étendues, une veille effectuée par un agent de liaison sur les différentes thématiques et challenges stratégiques pourra être plus pertinente.

Et surtout, la problématique de l’intégration des innovations dans l’entreprise une fois qu’elle est validée reste entière. Car intégrer des visions spécifiques dans le carcan des grandes entreprises et leurs process particuliers est un véritable enjeu. Et très peu de grandes entreprises arrivent à intégrer l’innovation durablement, la première cause étant la fuite des talents qui ont construit la startup. Un problème de “post-merger integration” qui n’est que trop rarement identifié et qui tue l’innovation dans les grands groupes.

La Poste, accélérateur, corporate venture, et innovation

La stratégie de renouvellement de La Poste a pris du coffre avec l’interview de Nathalie Andrieux, directrice générale adjointe du Groupe La Poste, en charge du numérique. Des structures qui se veulent complémentaires pour adresser les différents besoins des startups et les intégrer plus efficacement dans leur écosystème : XAnge, fonds d’investissement, le Lab Postal, et depuis peu StartInPost, l’accélérateur de startups qui souhaitent utiliser La Poste comme rampe de lancement pour leur activité.

L’activité de “Corporate Venture” est très en vogue, et la création d’un écosystème interne est une pierre supplémentaire à cet édifice. Attention cependant à ne regarder que l’écosystème interne et oublier la compétition qui fait rage à l’extérieur. Car l’écosystème externe est le levier de performance critique, l’attractivité de ce type d’action étant prioritairement lié à la capacité à faire venir à soi les meilleurs.

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